Le vitrage change de climat

#Marchés Publié le 2 novembre 2026 par L'Echo de la Baie

Pensé pendant des décennies pour retenir la chaleur l'hiver, le vitrage doit désormais la repousser l'été, filtrer le bruit, préserver la lumière et peser moins lourd, en kilos comme en carbone. Devenu un outil multifonctionnel, véritable bouclier climatique, il avance sur deux chantiers prioritaires, le contrôle solaire et le bas carbone, pendant que le vitrage sous vide dessine déjà la rupture suivante.

L’ été 2026 a rappelé l’urgence d’adapter les bâtiments aux épisodes de chaleur. Fermetures d’écoles, inconfort dans les établissements accueillant des personnes âgées, perturbations de l’activité : les conséquences dépassent désormais la seule question énergétique. À Toulouse, les projections citées par Saint-Gobain prévoyaient 14 jours au-dessus de 32 °C en 2030 ; selon le groupe, ce seuil serait déjà dépassé. Or une grande partie du parc bâti reste insuffisamment adaptée aux surchauffes, alors que les vitrages ont considérablement progressé sur le terrain de l’isolation hivernale.

En vingt ans, les priorités ont évolué : amélioration de l’isolation thermique, réduction de l’empreinte carbone, puis prise en compte croissante du confort d’été. L’ adaptation climatique donne aujourd’hui une nouvelle dimension à ces exigences. Le vitrage doit simultanément limiter les déperditions hivernales, maîtriser les apports...

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