Parole d'architecte : Questions à Bathilde Millet, Architecte

#Architectes Publié le 14 avril 2019 à 16h32

Distinguée « œuvre originale » par le prix des Femmes architectes de l’ARVHA remis en décembre dernier*, sa Résidence étudiante 217, à Roubaix, met notamment en œuvre une fenêtre associant innovation acoustique et d’usage. Rencontre avec Bathilde Millet, à la tête de l’agence parisienne qui porte son nom.

Interview de Bathilde Millet, Architecte

L’Echo de la baie : Comment avez-vous rencontré l’architecture ?

Bathilde Millet : Mes parents étant tous deux architectes, j’ai grandi dans un climat propice qui m’a forcément mise sur la voie… Mais ce qui m’a le plus marquée, bien avant de faire mes études, c’est la découverte des villes en Italie. J’ai été émerveillée par ces cités toscanes comme San Gimignano ou Lucques, où se déploie tout ce qui fait la qualité d’une place : elle crée un véritable lieu et lien social qui évolue au fil de la journée ; elle est conçue comme un vide habité permettant d’apprécier le plein qu’elle orchestre tout autour. Et puis il y a aussi l’art roman, cette sobriété élégante qui me laisse sans voix encore aujourd’hui… Ce qui me touche d’abord en architecture, c’est la ville, les rapports entre les espaces construits et non construits. Vous placez votre premier projet, les Villas Sarrail à Roubaix, un ensemble de logements collectifs/maisons individuelles lauréat du concours Europan 6** en 2002, sous le signe de la Parabole des Hérissons, de Schopenhauer : au terme d’une longue nuit d’hiver, ceux-ci finissent par découvrir comment trouver entre eux « une distance moyenne, très convenable » leur permettant de s’abriter « sans pour autant se témoigner une trop grande et piquante affection ».

À quels enjeux tentent de répondre votre pratique ?

B. M. : Le projet de la Parabole des Hérissons a marqué ma carrière d’architecte. Il a d’abord été mon projet de fin d’études, primé au concours Europan puis, quelques années plus tard, la première opération construite de l’agence et, enfin l’opportunité de rencontrer la Région Nord, pour laquelle j’ai eu un véritable coup de cœur et où la grande majorité de nos projets est localisée aujourd’hui.

Pour lire la suite de l’interview de Bathilde Millet :

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