Quand la fenêtre se met au vert

#Marchés Publié le 18 mars 2021 à 16h35

En 2020, année de tous les dangers, la fenêtre a montré sa « résilience », selon le mot d’un acteur. Face au retour à une forte demande après le premier confinement, la filière a mobilisé toutes ses capacités techniques, industrielles et humaines pour limiter, voire rattraper, les points de croissance perdus, poursuivre le développement et la commercialisation de nouveaux produits. Malgré l’absence de visibilité à moyen terme et les perspectives de la FFB, la dynamique des premières semaines de 2021 pourrait augurer d’un retour des compteurs au vert. Verte aussi, la menuiserie, et de façon de plus en plus incontournable. Ses acteurs en témoignent dans ce dossier.

Du rattrapage à la reprise, jusqu’à quand ?

2020, année de ouf. Ouf de soulagement, à la mesure de la crainte née de l’arrêt de mars. Notre dossier ne vaut pas étude de marché mais la quarantaine d’industriels avec qui nous avons échangé pour ce spécial Fenêtres est assez unanime : après la divine surprise d’une reprise en V fin mai-début juin, l’activité n’a pas ralenti. Quelles perspectives en ce début 2021 ?

Lancements produits parfois reportés mais souvent juste décalés ; mobilisation record pour garantir la sécurité sanitaire dans les entreprises, chez les clients et sur les chantiers ; accélération digitale à tous les étages… Selon la formule de Dominique Lamballe, Président de FenêtréA, « il y a tout lieu de se satisfaire de la résilience de la fenêtre ». On craignait le pire, il n’est pas arrivé, et l’année s’est (enfin) terminée sur des estimations de chiffres d’affaires entre stabilité et recul de -10/-15% côté UFME, - 8 pour la fenêtre aluminium.

Fait tangible : les carnets de commandes restent souvent plus remplis qu'à la même époque l’année dernière. Un gammiste PVC constate même un début 2021 « tonitruant ». Jusqu’à quand ? Au-delà du premier semestre, « on passe de l’incertitude à l’inconnu pur et dur », résume un gammiste aluminium.

Inquiétudes sur le chantier

L’activité chantier, plus lente à redémarrer, risque d’être à la peine. Pour plusieurs facteurs. Le bilan conjoncturel annuel de la FFB résume le contexte. L’organisation professionnelle pronostique « un rebond d’activité insuffisant pour redresser la barre » en 2021. Principalement touché : le secteur du neuf, dont la prévision de croissance (14,6 et 11,6% sur le logement et le non résidentiel) correspondrait en fait à un retrait de plus de dix points comparée à 2019. « Seuls 328 000 logements sortiront de terre en 2021, contre 410 000 unités en 2019. Quant au non résidentiel hors agricole, les surfaces commencées s’établiront à 16,8 millions de m², contre 23,...

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