Protection solaire : de l'angle mort du bâtiment au levier d'adaptation climatique
#Marchés Publié le 21 avril 2026 par L'Echo de la Baie
Longtemps reléguée au rang d’équipement d’agrément, la protection solaire change de statut. Sous l’effet du dérèglement climatique, elle s’impose comme une réponse directe à la surchauffe des bâtiments et à la dépendance à la climatisation. Si le marché reste contraint, il repose désormais sur un socle solide : celui d’un besoin structurel. Reste à franchir un cap décisif, entre prescription, reconnaissance et intégration architecturale.
Un oubli majeur
L’histoire récente du bâtiment s’est construite contre le froid. Depuis les chocs pétroliers, toute la filière s’est organisée autour d’un objectif : isoler, étancher, réduire les déperditions, le tout étant porté auprès des particuliers par des incitations et aides gouvernementales. Une stratégie efficace, mais qui a progressivement relégué au second plan des variables devenues aujourd’hui évidentes, sous l’effet du dérèglement climatique : le soleil, auquel s’ajoute le vent.
« Nos produits ont été déconsidérés. Dans les années 60/70, les édifices patrimoniaux comme les logements collectifs, jusqu’en HLM, étaient équipés de stores toile, supprimés pour cause de coût d’entretien trop élevés », constate Philippe Seas, président du Groupement Actibaie. À mesure que les envel...
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