Marché de la véranda

Une maturité à l’épreuve

#Marchés Publié le 9 juillet 2019 à 14h57

Stable, le marché de la véranda ne renoue pas avec les espoirs nourris il y a deux ans. La faute à un contexte macroéconomique qui a rendu les consommateurs attentistes, et à un créneau de l’aménagement de la terrasse concurrencé qui cherche de la valeur ajoutée et des vecteurs de croissance.

C’est une année en demi-teinte pour le marché de la véranda. « Il a été impacté par l’ambiance qui règne en France et un prélèvement à la source qui a décalé les projets. Si nos clients confirment un redémarrage depuis début avril, les volumes devraient être équivalents à ceux de l’an passé », constate Quentin Rodde, Responsable Marketing chez Sepalumic. Une croissance qui pourrait au mieux atteindre les 5 % avec un marché scindé en deux : « d’un côté, le très haut-de-gamme tire vers le haut, tandis que l’entrée de gamme tend à être cannibalisé par la pergola », constate Aymeric Reinert, Directeur Général Adjoint de Profils Systèmes. Tout le monde du coup s’attelle à proposer une offre tournée vers l’extension de l’habitat, « au détriment d’une extension classique. Cette demande est confirmée par le maintien des hausses des prix de l’immobilier et du foncier », ajoute Corinne Ortunez, Responsable Marketing et Communication chez Kawneer. En parallèle, et à l’image du portail devenu élément à part entière de l’aménagement extérieur, la tentation se profile de se repositionner en tant qu’apporteur de solutions plus larges sur le créneau de l’outdoor. Il faut bien contrer une concentration chez les industriels vérandalistes, et une difficulté à affronter cette concurrence du côté des concepteurs, fabricants, installateurs.

Des espoirs en suspens

Mais en attendant cette possible mutation, d’autres vecteurs de croissance se dessinent. À l’instar du «  marché du remplacement de vérandas des années 1980 – 1990 sans rupture de pont thermique et qui représente un énorme potentiel », augure Thierry Thomas, Chef de Marché chez Schüco. « C’est une vraie possibilité pour dynamiser le marché dont il faudrait plus parler ». Pourtant des offres idoines ont émergé, et chez certains, la demande étant croissante, des réglages nécessaires ont déjà été entrepris, « car les délais sont considérablement raccourcis. Nos clients, comme nous, devons nous adapter à ce changement », précise Quentin Rodde. Quant aux consommateurs qui rénovent, eux ils attendent avant tout de la performance, « voulant se protéger du bruit ou de l’ensoleillement. Ils sont plus enclins à s’équiper de panneaux sandwichs avec véranda à toiture épine ou de toiture plate avec puits de lumière ». La fin de l’ère du toit totalement vitré ?

Texte Stéphanie Lacaze-Haertelmeyer

 

Cet article est un extrait du dossier spécial Vérandas de L’Echo de la baie n°129, de juin / juillet 2019. Pour lire le dossier en intégralité, vous pouvez vous abonner ici ou acheter à l’unité ce numéro ici.

Dans le dossier spécial Vérandas de L’Echo de la baie, vous découvrirez une trentaine de pages dédiées à l’analyse du marché, avec des interviews et un panorama de produits.

Sommaire du dossier spécial Vérandas :

67 • L’extension de l’habitat recycle la véranda
68 • Une maturité à l’épreuve
72 • Qualitatives et performantes
82 • Des chevrons simplifiés et des apports énergétiques
84 • Toiture plate : le fer de lance
92 • Vérandas avec protection solaire intégrée
98 • Du Design to cost dans les profils
100 • Des vitrages boosters de confort
102 • Interview : Emmanuel Khamissian, Dirigeant d’Alcalux


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