La maison connectée...

ce n'est pas encore gagné

#Marchés Publié le 5 novembre 2018 à 15h00

Difficile de ne pas reprendre un des titres du dernier Baromètre Qualitel – Ipsos*, tant la déferlante logement connecté et son corollaire générateur de buzz - les assistants vocaux - tardent à pénétrer dans les foyers. Pour autant, de nombreux indicateurs plaident en faveur d’un véritable tsunami. Depuis la dernière édition de Batimat, les industriels du cru, comme ceux de la menuiserie et de la fermeture ont dévoilé leur offre, ne cessant depuis de l’affûter pour réagir aux évolutions technologiques de la maison connectée. Reste maintenant à convaincre le marché. Les prévisions sont toujours très juteuses. D’après le site de statistiques et business intelligence Statista, le marché mondial de la smart home devrait dépasser les 50 milliards d’euros d’ici 2022. À cette date, chaque foyer pourrait être équipé de plus de... 500 objets connectés ! « Nous tablons sur une croissance estimée de près de 30 % par an pour les cinq prochaines années », révèle Yann Arnaud Rouxel, Directeur des ventes industrie chez Delta Dore. Chez Somfy où l’on constate les mêmes perspectives d’augmentation, « connecter l’existant, en apportant une box en plus dans l’habitat, apporte tout de suite de la valeur ajoutée au cœur de business », note Thomas André, son Responsable marketing. Mais en attendant le raz de marée annoncé, le dernier baromètre Qualitel* sur le thème « habitat rénové, habitat connecté quels réels bénéfices pour les Français ? » est tombé comme un couperet. Si 93 % des Français ont déjà entendu parler du logement connecté, seuls trois sur 10 le sont effectivement. Cette part progresse dans le parc global constate tout de même le Baromètre, grâce, bien sûr, au logement récent. Mais il reste encore quelques obstacles à bousculer. Détecter les fuites ou les incendies en priorité Premier frein : le rapport coût-utilité perçu. 85 % des Français considèrent qu’un équipement pour être alerté en cas de fuite ou d’incendie est utile, et un sur deux pense qu’il est nécessaire pour mesurer la qualité de l’air. Mais ils sont moins d’un sur deux à apprécier la possibilité d’ouvrir son logement ou de commander ses équipements via son mobile, et guère plus à trouver utile le fait de les commander par la voix. CQFD : là où ils sont majoritairement prêts à investir, c’est dans la détection de fuites ou d’incendie, la surveill...

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