Parole d'architecte : 3 questions à

Elizabeth de Portzamparc

#Architectes Publié le 22 juin 2018 à 13h58

Sociologue de formation, mais aussi designer, directrice de galerie…, Elizabeth de Portzamparc, l’architecte urbaniste d’origine brésilienne vient d’inaugurer le Musée de la Romanité, à Nîmes.

Y a-t-il une œuvre, une personne, un bâtiment qui ont fait pour vous rencontre avec l’architecture ?

Elizabeth de Portzamparc : Dès mon enfance, j’ai été touchée par l’architecture et plus particulièrement par le travail d’Oscar Niemeyer. Mon père, originaire de Belo Horizonte au Brésil et lui-même passionné par le travail de l’architecte, avait l’habitude de m’y emmener. J’ai rapidement compris qu’Oscar Niemeyer était un véritable pionnier de l’architecture contemporaine. Son œuvre de Pampulha, avec ses arcs asymétriques en béton marquant une rupture avec l’esthétique du mouvement moderne, en est symptomatique. Plus tard, j’ai été marquée par l’architecte Lina Bo Bardi et particulièrement par sa conception du « SESC-Pompeia » : j’en ai retenu la notion d’équipement culturel public traité telle une ville ouverte, avec des circulations intérieures fonctionnant comme de vraies rues et places urbaines. Cet espace ouvert à tous, attirant des populations de toutes catégories sociales venant découvrir l’art,...

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