Super Spacer® défie les lois de la flexibilité sur six étages

#Quoi de neuf ? Publié le 2 avril 2026 par L'Echo de la Baie

Le théâtral mur-rideau de la Chambre des Notaires à Paris relie spectaculairement l’espace-temps historique et contemporain.

Monument patrimonial et haussmannien emblématique édifié en 1885, le bâtiment de la Chambre des notaires, situé 12 avenue Victoria dans le quartier des Halles à Paris (Ier), s’est vu magistralement restaurer et moderniser sous la conduite et l’inspiration des architectes de l’Atelier Senzu + Lagneau Architectes, avec en point d’orgue l’audacieuse conception d’un mur-rideau déroulant ses verres bombés sur sept étages et 21 m de haut !

Une peau translucide en demi-lune s’élançant depuis la cour intérieure pour capter la lumière et offrir profondeur spatiale et ouverture en un dialogue visible entre passé et présent. La réalisation de ce spectaculaire rideau de verre est revenue à Eiffage Métal, l’un des plus grands spécialistes internationaux de la façade, à Doering Berlin pour la transformation et fabrication des vitrages isolants bombés, et à Edgetech pour ses intercalaires flexibles Super Spacer® TriSeal™ Premium Plus, garants d’une étanchéité parfaitement fiable et assurant la durabilité décisive de la nouvelle façade.

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L’architecture haussmannienne, un héritage urbain unique au monde

Le poète allemand Heinrich Heine, qui n’aura pas vu de son vivant (décédé en 1856) la métamorphose exceptionnelle des ruelles médiévales du centre de la capitale en larges avenues, parcs et immeubles au style unique haussmannien qui transformeront pour toujours le visage de Paris, s’extasiait ainsi : « Quand le bon Dieu s’ennuie au ciel, il ouvre la fenêtre et contemple les boulevards de Paris ».

Sous l’impulsion modernisatrice de Napoléon et sous la direction du préfet Georges Eugène Haussmann, des travaux titanesques et inévitablement controversés, sont engagés en 1853 pour se terminer en 1870 ; l’insalubrité des rues disparaît grâce à un système d’égouts avancé, des milliers de bâtiments sont démolis pour laisser place à l’édification des fameux immeubles haussmanniens sur un très strict cahier des charges, généralement à six étages avec façades en pierre de taille calcaire ocre clair, balcons filants en fer forgé et toits mansardés. Autant de traits de caractère définissant pour toujours le visage de Paris.

Icône de l’architecture haussmannienne, le siège de la Chambre des notaires de Paris inauguré en 1855, connu également sous le nom d’Hôtel du Châtelet, ne répondant plus aux exigences fonctionnelles et réglementaires actuelles, lance en 2019 un concours d’architecture pour sa modernisation. Le projet vise à ouvrir le bâtiment, à faire appel aux méthodes et outils numériques les plus en pointe combinés au respect de la structure historique du bâtiment, et à améliorer l’image d’une profession souvent perçue comme fermée. « L’Hôtel du Châtelet incarne un équilibre subtil entre patrimoine et modernité, à l’image de la profession notariale elle-même : ancrée dans le XXIe siècle, mais fidèle à sa tradition et à sa mission de service public », exprime Pierre Tarrade, président de la Chambre des notaires.

Les lauréats, Atelier Senzu + Lagneau Architectes, ont relevé défis et contraintes et ont su préserver le patrimoine architectural tout en générant une plus grande transparence et luminosité de l’édifice. Supprimés, les éléments obstruant la fluidité et le passage de la lumière ont notamment permis de dégager le rez-de-chaussée, désormais particulièrement accessible. Au cœur de cette rénovation s’élève cette majestueuse façade vitrée semi-circulaire depuis l’entrée jusqu’au 6e étage, épousant avec force et ingéniosité la géométrie de la structure existante, canalisant la lumière du jour vers l’intérieur, transition symbolique entre le bâti historique et la modernité des espaces de travail à l’arrière du bâtiment.

Un mur-rideau de 305 m² et 77 vitrages isolants bombés

Wandrille Marchais, associé fondateur du cabinet d’architecture Senzu, résume la particularité technique de cet impressionnant mur-rideau : « Les verres sont courbés et autoportants, et c’est précisément là que réside la magie de ce vitrage rendant superflus les meneaux et les structures lourdes, conférant à l’espace ouvert et aux espaces de travail une structure épurée tout en offrant un passage direct au flot de lumière naturelle ».

Pour entrer plus en détails dans cette prouesse technique, ici, les vitrages isolants bombés se retrouvent soutenus à chaque étage par des traverses en acier soudé à section en T, dont le rayon de courbure correspond exactement à celui du vitrage. Le système de mur-rideau basé sur RAICO THERM+ 56 monté sur ces traverses, le vitrage reposant sur un profilé en EPDM permet également d’évacuer la condensation, fixé par une plaque de pression avec un capuchon de protection extérieur. Des blocs en silicone positionnés localement viennent compenser les tolérances dues à la courbure des verres et un joint final en silicone assure l’étanchéité. Les joints intégrés bout à bout entre les vitres avec un profilé de type B ont facilité le vissage directement des capuchons de recouvrement en aluminium sur mesure, sans effectuer de soudure en façade, grâce à des rainures de fixation.

Concernant les 77 vitrages isolants d’une épaisseur de 35,52 millimètres chacun, leur conception concave à courbure cylindrique présente des finitions parfaites. La vitre extérieure se compose de verre feuilleté constitué de verre float de 6 millimètres et du verre SG COOL-LITE® SKN 176 II de 6 millimètres, collés par un intercalaire en PVB de 1,52 millimètre, un espaceur Super Spacer® TriSeal™ Premium Plus de 16 millimètres. Un rebord continu de 12,5 millimètres de haut se déroule sur tout le périmètre sur une longueur d’arc de 1 305 millimètres, un rayon intérieur de 1 000 millimètres pour une hauteur de l’unité d’environ 1 287 millimètres.

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Des contraintes de fabrication et exigences d’installation à la hauteur de ce magistral rideau de verre

La haute technicité de la géométrie semi-circulaire de la façade de sept étages donnant sur la cour intérieure astreint tous les composants à une forte interdépendance, les écarts tolérés pour les vitrages isolants bombés s’évaluant à cinq millimètres maximum pour le rayon et de sept millimètres maximum pour la verticalité. De légères variations dans les vitrages isolants ou dans les traverses acier suffiraient pour impacter défavorablement toute la hauteur de la façade, les exigences structurelles amplifiant encore davantage ce phénomène. « Seul un simple écart d’un millimètre par étage pourrait entraîner un décalage délétère sur les sept étages en engendrant des problèmes d’ajustement, des pressions de serrage inégales et des largeurs irrégulières des joints en silicone», explique Benjamin Jourdanne, directeur adjoint des opérations chez DO Bâtiment / Eiffage Métal.

Les verres bombés conçus pour une protection antichute ne sont soutenus qu’à leur tête et leur base, réagissant de ce fait fortement aux déformations de la structure porteuse et pouvant difficilement absorber les mouvements structurels. Les variations thermiques des traverses acier, voire d’infimes tassements, peuvent se transmettre directement au verre, susceptibles alors de provoquer des pics de contrainte localisés.

Fixé en partie haute et en partie basse, le vitrage laisse libre cours aux bords verticaux, le transfert de charge uniformément réparti étant assuré par trois blocs de fixation par unité. La façade se devant également d’assurer une rigoureuse protection contre les chutes, sa conception statique répond conformément aux exigences applicables aux garde-corps. Un essai de choc avec un impacteur de 50 kg a confirmé la résistance de la construction.

La flexibilité d’un intercalaire tel que Super Spacer, permet de respecter avec précision les tolérances autorisées en termes de rayon et de hauteur. Grâce à sa capacité d’adaptation à la géométrie de chaque vitrage, les écarts locaux en bordure sont compensés et les pics de contrainte supplémentaires sont évités. Ceci garantit l’étanchéité du warm edge sur toute la hauteur de la façade », explique Carsten Kunert, chef de chantier chez Doering Berlin GmbH.

L’installation s’est également effectuée dans un cadre de strictes exigences, imposant la pose des vitrages bombés selon une géométrie radiale nécessitant une coordination parfaite sur tous les étages, chaque traverse et chaque vitrage s’avérant des éléments uniques à poser dans un ordre et une hauteur très précis. Aucun écart, même minimes, de position ou d’angle des traverses ne pouvait être toléré au risque d’ un effet domino direct sur l’ajustement de l’unité suivante. Des erreurs dans la séquence, la hauteur ou l’alignement auraient immanquablement conduit à des collisions, des variabilités de largeurs de joints ou un serrage insuffisant. L’installation a donc nécessité un processus d’assemblage extrêmement pointu et de contrôle permanent, chaque niveau déterminant la précision dimensionnelle du suivant.

La flexibilité du Super Spacer® engage performances énergétiques et durabilité

L’ampleur de ce mur-rideau s’associe à un coefficient de transmission thermique de 1,0 W/m².K , soit une efficience énergétique performante en hiver avec des vitrages à contrôle solaire limitant la surchauffe en été grâce à un blocage maximal des U.V. à 38 %, tout en garantissant une transmission lumineuse d’au moins 45 % pour un éclairage naturel suffisant et un éblouissement minimal. Contribuant également à l’efficacité énergétique, l’intercalaire Super Spacer® d’Edgetech/Quanex vient offrir d’indéniables atouts. « Nous utilisons exclusivement les intercalaires Super Spacer pour la fabrication de nos vitrages bombés pour plusieurs raisons qualitatives, dont notamment la capacité de ce système sans métal et à base de mousse à supprimer les ponts thermiques en bordure de verre ; de plus en plus de clients exigeant des vitrages aux performances énergétiques élevées », explique Carsten Kunert.

Par ailleurs, les vitrages isolants bombés imposant des exigences particulièrement élevées en matière d’étanchéité des bordures, sont également plus sensibles aux fluctuations des pressions climatiques, les mouvements de pompage qui en résultent agissant ainsi directement sur la couche de mastic. L’intercalaire en mousse structurelle à base de silicone Super Spacer® TriSeal™ Premium Plus allie une faible conductivité thermique à une grande élasticité et une excellente mémoire de forme. Elle compense les contraintes de cisaillement dues aux effets de chaleur et variations de volume liées au climat, soulage le joint primaire en PIB et répartit les forces sur les surfaces de collage et la couche adhésive acrylique latérale. Particulièrement dans les zones climatiques aux températures extrêmes ou fortement fluctuantes, elle contribue à la stabilité et à la fiabilité à long terme des vitrages isolants et réduit efficacement la diffusion des gaz et la condensation dans la cavité.

« Dans le cas de mur-rideau avec vitrages bombés et dimensionnellement imposant, les systèmes d’intercalaires flexibles présentent structurellement la seule solution permettant d’absorber et contrôler les mouvements », confirme Mike Moran, vice-président des ventes chez Edgetech/Quanex. « Le Super Spacer TriSeal Premium est parfaitement conçu pour une pose manuelle, comme c’est le cas pour les vitrages isolants bombés, puisque le joint primaire en polyisobutylène se trouve déjà appliqué en usine ».

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