SNFA,

une AG pas si ordinaire …

#Quoi de neuf ? Publié le 2 octobre 2018

Bruno Léger, Directeur Général du Groupe Liébot, réélu pour un mandat de 3 ans, est bien décidé à poursuivre, avec les membres du syndicat, les initiatives éclairées en faveur de la menuiserie aluminium, et entend travailler sur les enjeux que constituent la transition énergétique, l’environnement, la normalisation, mais pas seulement…

130 membres des différentes sections, professions associées et partenaires ont participé à l’évènement. Alain Maugard, président de Qualibat, co-animateur du plan de rénovation énergétique a présenté lors de l’Assemblée Générale du SNFA, les enjeux du plan de rénovation énergétique.

L’efficacité énergétique du remplacement des fenêtres

Lors de son rapport d’activité, Bruno Léger a souhaité rappeler un point essentiel à propos de l’efficacité énergétique du remplacement des fenêtres en rénovation. Un thème assez malmené ces derniers mois… Alors que le CITE est supprimé depuis le 1er Juillet, le SNFA réaffirme que le remplacement de fenêtres est une rénovation énergétique efficace et est l’acte de rénovation préféré des français. La filière fenêtre est la plus importante au cœur de la rénovation énergétique, avec 180 000 emplois, 1 200 ETI et PME. Elle est également la première composante de RGE avec 32 000 entreprises qualifiées RGE sur 70 000. Selon le syndicat professionnel, il semble parfaitement légitime qu’avec de tels chiffres, le remplacement de fenêtres puisse s’inscrire dans la prime rénovation énergétique. Rappelons qu’en termes de rénovation, l’objectif du gouvernement est d’atteindre 500 000 rénovations par an et qu’il ne peut être atteint sans s’appuyer sur la filière fenêtre. Un point crucial que Bruno Léger a abordé d’ailleurs avec le Président Macron lors de sa visite à l’entreprise K.Line aux Herbiers mi-Juin.

Création de Alu+ C

Dans le cadre de la future réglementation E+C- déjà en vigueur à titre expérimental, les nouvelles valeurs carbone vont être intégrées dans les FDES collectives. Cette démarche consiste a baisser l’empreinte carbone des fenêtres, façades, cloisons en mettant en évidence la durabilité et la recyclabilité des produits aluminium et en travaillant avec les fournisseurs de métal et d’extrusion, afin d’obtenir des profilés à plus faible valeur carbone. Le GFA et le SNFA ont mandaté Socotec pour établir un référentiel et mettre en place un audit des extrudeurs portant sur leurs approvisionnements et l’émission carbone de leur process. Les résultats tests sont prometteurs car une fenêtre alu issue de cette démarche baisse de plus de 20% son empreinte carbone par rapport aux anciennes FDES. Le président a insisté sur le fait que l’aluminium trouvera sans aucun doute une place de choix dans le cadre de cette nouvelle réglementation.

Label Qualimarine

Bruno Léger a souhaité réitérer le soutien du SNFA concernant le label Qualimarine. Ce label avait été conçu et organisé par les organisations professionnelles représentatives des fileurs, fabricants et installateurs pour éradiquer les problèmes de corrosion dans les années 90. Le président a rappelé que cette démarche qualité implique toute la filière aluminium et il permet de garantir au marché des produits de menuiseries extérieures thermolaquées de qualité. Après le label fenêtrealu (32 fabricants titulaires, 88 dossiers demandés), le SNFA a mis en place le label façadealu pour les façadiers français, qui atteste de leur savoir-faire. Sur la base du guide de bonnes pratiques, et de son référentiel, cette démarche est l’assurance d’ouvrages en aluminium de qualité, fabriqués et installés. Quatre entreprises sont aujourd’hui labellisées, et six dossiers sont en cours. Tous les acteurs majeurs du marché, se sont engagés dans cette démarche de qualité qui consiste à démontrer que le produit fabriqué puis installé respecte les règles de l’art et de valider la qualité des composants (CEKAL pour les vitrages isolants, NF Profilés pour les profilés à rupture de pont thermique, Qualimarine pour le thermolaquage, ainsi que pour tous les éléments non traditionnels tels que les façades VEC et autres réalisés sous Avis Technique ou APEx). En préalable, l’entreprise doit mener un travail de préparation pour vérifier que son plan qualité interne est suffisamment et correctement documenté. Cette phase de vérification, voire parfois de création de documents, peut prendre du temps. Ensuite, l’audit en lui-même est rapide. Il est réalisé par une tierce partie indépendante, en l’occurrence SOCOTEC, qui garantit que le référentiel est respecté et maîtrisé, gage de compétence et de qualité.

Rapprochement des deux syndicats

La section Fenêtre et Porte a travaillé en étroite collaboration avec l’UFME pour permettre aux fabricants de fenêtres multi matériaux de pouvoir adhérer aux deux syndicats l’UFME pour le PVC et le Bois, et le SNFA pour l’aluminium. Le rapprochement des deux syndicats continue et des assemblées plénières communes sont programmées en Octobre. « Nous allons vers une synergie plus grande entre les deux syndicats et nous favoriserons la double adhésion » a déclaré Dominique Lamballe, Président de FenêtréA et Président de la section « Fenêtres et Portes » au SNFA. Dominique Lamballe a rappelé à l’assemblée les objectifs du syndicat qui sont de défendre la fenêtre française, d’accroître les parts de marché de la fenêtre aluminium et d’augmenter le volume de fenêtres alu sous les signes de la qualité qui sont : NF Fenêtre et le label fenêtrealu. « Nous souhaitons que nos adhérents progressent, gagnent des parts de marché grâce à nos actions collectives ».

Les raisons de l’arrêt du CITE

Dominique Lamballe a évoqué par ailleurs le travail exceptionnel déployé par certains membres du SNFA pour contrer la décision gouvernementale concernant l’arrêt du CITE (pour les fenêtres, portes et volets) et a constaté qu’en dehors du coût important que représentaient les 30% du crédit d’impôt pour les changements de fenêtres (850 M€), le logiciel utilisé pour calculer l’impact énergétique et donc économique de la rénovation des fenêtres était un logiciel obsolète qui n’a pas pris en compte les apports solaires. Les résultats étaient de ce fait désavantageusement faussés. Un changement de logiciel de calculs devrait permettre la revalorisation des certificats d’économie d’énergie au changement de fenêtres.

Un contexte économique favorable

Dominique Lamballe a rappelé le contexte économique particulier de la profession qui a démarré l’année 2018 avec des carnets de commandes très remplis. En effet, l’annonce de l’arrêt du CITE a boosté sans aucun doute le marché. « Globalement le neuf se porte bien et en ce qui concerne la partie rénovation, la profession va vivre une nouvelle période au second semestre car nous allons perdre le facteur déclenchant d’une rénovation énergétique. L’année 2018 devrait être normalement une bonne année pour la fenêtre » conclue Dominique Lamballe. « Les prochaines actions vont consister à restaurer notre image qui a été écornée avec beaucoup de commentaires remettant en cause l’efficacité énergétique d’un changement de fenêtres. Nous agissons pour revenir dans la prime rénovation 2019, car, remplacer une fenêtre, c’est efficace ! Nous défendrons aussi la TVA à 5,5 et le dispositif RGE ».

Véranda et Pergola

La section Vérandas est devenue la section Vérandas et Pergolas, « une suite logique aux évolutions du marché » commente Camille Ouvrard, Président de Concept Alu et Président de la section « Vérandas et Pergolas » au SNFA. Un travail est en cours avec le CSTB pour publier via les règles ThBat une méthode conventionnelle du Uvéranda et de répondre ainsi plus simplement à l’exigence Uv ≤ 2,5W/ (m2.K). Des actions sont menées pour faciliter les permis de construire des vérandas.

La formation et le recrutement

Le SNFA intègre 4 commissions : technique, communication, formation et environnement. Bruno Léger a souhaité interpeller l’assemblée sur l’importance de la formation liée à la filière aluminium qui comprend aujourd’hui 132 établissements et 2 900 élèves. Le SNFA met à disposition des outils et agit selon un plan d’actions ambitieux, afin de promouvoir la filière qui manque de plus en plus de jeunes. « Nous avons tous du mal à recruter et il est de notre devoir à tous de se mobiliser sur la formation en accentuant notre discours sur les débouchés de notre filière ». Le SNFA a créé une communication sur les métiers de la menuiserie alu, à travers une conférence en milieu scolaire, 10 fiches métiers, une vidéo motion design et une interview d’un ancien élève présentant son métier. Ces outils ont été élaborés dans le but de valoriser la filière et créer des vocations. Le partenariat renouvelé entre les organisations du Pôle Fenêtre FFB et ReedExpo permet d’ores et déjà d’anticiper une participation accrue des entreprises françaises au prochain salon Equipbaie. Les maîtres mots de cette édition sont la convivialité, la formation et l’emploi. Le jeudi 22 novembre sera consacré à une journée de rencontre « la filière forme et recrute ».

Une nouvelle campagne

En ce qui concerne la communication, le SNFA a mis en valeur par l’intermédiaire de sa nouvelle campagne (affiches et vidéos), les atouts de l’aluminium : la couleur, l’isolation et le rapport qualité/ prix.

Des départs annoncés …

Jean-Pierre Souchaire, bien connu de la profession, a souhaité mettre fin à sa mission de prospection des nouveaux membres pour le syndicat, il a été largement remercié par le Président pour toutes ses actions fructueuses menées ces dernières années. Bruno Léger a profité de cette occasion pour annoncer le départ à la retraite de Jean-Luc Marchand, Délégué Général du Syndicat, en Juin 2019. Une soirée sera organisée en son honneur en 2019 afin de saluer son implication hors pair au SNFA et ce depuis de nombreuses années.

Vers une moralisation de la vie des affaires

« Compliance (conformité en français) est un mot qui prend de plus en plus d’importance dans nos entreprises » Bruno Léger a sensibilisé l’auditoire lors de cette AG sur un principe de bonne conduite dans les affaires.

En France, la « conformité » prend le visage de la loi relative à la transparence et la lutte contre la corruption (loi Sapin 2), elle s’applique aux sociétés de plus de 500 personnes et qui réalisent un CA de plus de 100 M€. Elle « contrôle » le respect des règles sur la libre concurrence et agit contre la corruption. Cette moralisation de la vie des affaires correspond à une évolution sociétale souhaitée particulièrement par les jeunes générations qui aspirent à vivre et travailler dans des entreprises irréprochables. Le respect des règles de Compliance n’est en rien antinomique du travail collectif qui est la base même de l’action syndicale » conclue Bruno Léger. « Il me paraitrait inconcevable que la Compliance puisse freiner notre action ou empêcher certains membres d’y participer. Nous agirons en ce sens et nous nous doterons d’un code de bonnes conduites. J’espère que le bon sens l’emportera car seule l’action collective est belle !! ».


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