Sarah Phelan structure la nouvelle voix de VinylPlus France

#Quoi de neuf ? Publié le 7 septembre 2026 par L'Echo de la Baie

En devenant VinylPlus France, le SNEP élargit son périmètre à toute la chaîne de valeur du PVC et structure son action auprès des pouvoirs publics. Nommée Directrice Technique, Affaires Publiques et Règlementaires, Sarah Phelan entend rendre la parole de l’organisation plus lisible et plus présente auprès des décideurs. Aux côtés de Sylvain Gaudard, responsable de la communication, elle engage la filière dans une démarche plus proactive.

Quel parcours vous a conduite chez VinylPlus France ?

Sarah Phelan : J’ai toujours travaillé dans les affaires publiques. J’ai commencé au Parlement européen, avant de représenter le Medef auprès des institutions européennes. J’ai ensuite été responsable des affaires publiques du groupe Bel. Une mission auprès des concepteurs-gammistes PVC m’a fait entrer dans l’univers de cette matière. Je suis heureuse d’y apporter une connaissance des institutions et une méthode de travail éprouvée.

Quelle a été votre première mission ?

S.P. : J’ai d’abord accompagné la transformation du SNEP en VinylPlus France. Cette évolution va bien au-delà d’un changement de nom. Il a fallu faire évoluer l’organisation et son système d’adhésion pour l’ouvrir à l’ensemble de la chaîne de valeur : producteurs de résine, compoundeurs, transformateurs, recycleurs et partenaires. La première assemblée générale a validé la feuille de route. Les commissions entreront en action à la rentrée. Cette première année sera consacrée au lancement de cette nouvelle organisation et de sa feuille de route en tant que porte-parole de la chaîne de valeur française du PVC.

Sylvain Gaudard, qu’attendez-vous de cette nouvelle fonction ?

S.G : Jusqu’à présent, nous intervenions surtout lorsqu’un sujet technique ou réglementaire se présentait. Nos actions se faisaient en réaction à une évolution, à un projet ou à une sollicitation. L’arrivée de Sarah doit nous permettre d’être plus proactifs, de mieux organiser nos prises de parole et de faire reconnaître l’apport global de la filière. Nous disposons déjà de nombreuses expertises et données. L’enjeu est de la rendre accessible aux bons interlocuteurs.

Comment comptez-vous vous faire entendre ?

S.P. : En allant davantage à la rencontre des ministères, des administrations, des élus et des collectivités, avec des informations et explications crédibles et constructives, tout en articulant mieux les niveaux français et européen. Les affaires publiques sont un travail d’information. Les décideurs ne peuvent pas être experts de tous les sujets. À nous de leur apporter des données fiables et des éléments précis sur les conséquences de leurs décisions. Je veux aussi que nous sortions d’une posture uniquement défensive. Il faut intervenir plus tôt, expliquer davantage et construire un dialogue dans la durée. Mais nous devons également démontrer la contribution de la chaîne de valeur du PVC à la compétitivité et de souveraineté industrielle de la France. L’enjeu est désormais de mieux structurer l’expertise et les données dont dispose la filière pour les porter plus efficacement auprès des décideurs, dans la transparence et en écoutant nos parties prenantes.

Quelles seront vos priorités ?

S.P. : Trois axes vont structurer notre travail. Le premier concerne la circularité. Il faut sécuriser le recyclage du PVC et faciliter l’incorporation de matière recyclée, en contribuant aux travaux sur les évolutions règlementaires qui peuvent avoir des impacts sur le recyclage des produits anciens. Le deuxième porte sur les exclusions injustifiées du PVC. Certaines collectivités ou certains labels peuvent écarter cette matière sans s’appuyer sur une analyse objective de ses performances. Nous devons identifier ces situations et apporter des réponses précises. Le troisième consiste à mieux démontrer la contribution de la filière à l’économie française et à la décarbonation du bâtiment. Nous allons construire une base de données sur les emplois, les sites industriels et l’ancrage territorial. Et quand on met dans la balance les apports des produits PVC, leurs performances et ce qu’ils offrent à l’effort de décarbonation que le bâtiment a entrepris, on se rend compte de la pertinence de cette filière pour la société française.

La place du PVC doit-elle être davantage défendue ?

S.G. : Si le PVC occupe une telle place dans la fenêtre, les canalisations ou l’évacuation, ce n’est pas le résultat du lobbying. C’est d’abord parce que les produits sont performants et qu’ils facilitent le travail des menuisiers, des plombiers et des installateurs. Il faut le rappeler.

S.P. : Et il faut le faire connaître à ceux qui prennent les décisions. Le débat sur les plastiques est souvent dominé par quelques voix. Notre rôle est d’apporter d’autres éléments, de faire de la pédagogie et de permettre des décisions plus éclairées. Si nous ne prenons pas la parole, d’autres le feront à notre place. VinylPlus France doit donc prendre toute sa place dans le débat public et y faire entendre la voix de la filière.


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