Les lauréats du Global Award for Sustainable Architecture 2026
#Prescription Publié le 22 juin 2026 par L'Echo de la Baie
Pour sa 19e édition, le Global Award for Sustainable Architecture s’est réuni le 15 avril dernier à la Mimar Sinan Fine Arts University d’Istanbul, l’une des écoles partenaires du prix. Le jury présidé par Jana Revedin a distingué 5 nouveaux lauréats, qui ont rejoint la communauté des 90 architectes, urbanistes et paysagistes primés depuis 2007.
Lancé en 2006, placé sous le haut patronage de l’Unesco depuis 2011, bénéficiant du soutien de l’Union internationale des architectes (UIA) depuis 2024, le Global Award se veut, « au-delà d’un prix, un espace de réflexion et d’action, fédérant une communauté internationale d’acteurs engagés autour de l’éthique, de la durabilité et de l’innovation architecturale ». Mondialement reconnu, cinq de ses lauréats ont reçu par la suite le prix Pritzker, considéré comme le Nobel de l’architecture… Pour la 3e année consécutive, il est désormais organisé avec le soutien de Saint-Gobain. Les démarches et travaux des lauréats 2026 sont à découvrir en détail dans l’ouvrage de Jana Revedin et Marie-Hélène Contal, Architecture Is Transformation, récemment paru aux éditions ArchiTangle.
Le jury 2026
Marie-Hélène Contal, architecte, doyenne de l’École spéciale d’architecture, Paris (France), Dr. Jacopo Galli, architecte, université Iuav de Venise (Italie), Prof. Dr. Spela Hudnik, architecte, université de Ljubljana (Slovénie), Prof. Dr. Deniz Incedayi, architecte, Mimar Sinan Fine Arts University, Istanbul (Turquie), Marta Maccaglia, architecte, Lima (Pérou), lauréate du Global Award for Sustainable Architecture™ 2018, Boonserm Premthada, architecte, Bangkok, (Thaïlande), lauréat du Global Award for Sustainable Architecture™ 2018, Prof. Dr. Ashraf M. Salama, architecte, Newcastle (Royaume-Uni), codirecteur du Conseil de l’Éducation Unesco-UIA, Prof. Nuno Soares, architecte, Macao (Chine), codirecteur du Conseil de validation Unesco-UIA.

Fondatrice de ZSYZ Studio (Shanghai, Chine), Ye Man défend une architecture préfabriquée en bois, biodégradable, réversible et fondée sur les assemblages traditionnels tenon-mortaise alliés à des technologies de pointe. ©ZSYZ Studio.

Le jury a salué un travail « qui incarne parfaitement les critères d’adaptabilité, de régénération et d’empowerment, montrant comment « faire plus avec moins » peut devenir un acte de résistance constructive et écologique ». À Ninghai (Chine), la Maison Gian Tong s’inspire des savoir-faire vernaculaires tout en s’ouvrant largement par de généreuses surfaces vitrées. ©Chen Hao.

Le travail de Doan Thanh Ha (H&P Architects, Hanoi, Vietnam) revendique une architecture avec et par les habitants, ancrée dans le contexte vietnamien, respectueuse des identités locales et attentive aux équilibres culturels, sa pratique concilie modernité, usages, climat et valorisation du patrimoine immatériel. « Une vision profondément humaniste et une approche résolument « right-tech » », selon le jury. ©Nguyen Tien Thanh.

Près de Hanoi, le bâtiment résidentiel Brick Cave se distingue par ses façades en briques ajourées, à la fois bioclimatiques et en rupture avec un urbanisme standardisé. ©Nguyen Tien Thanh.

L’objectif de Loreta Castro Reguera & José Pablo Ambrosi, de Taller Capital (Mexico, Mexique), vise à « revaloriser l’image de l’eau dans la ville – non pas comme un simple élément décoratif, mais comme une structure paysagère et urbaine capable de transformer les usages ».

Le jury a été particulièrement sensible à leur approche méthodique et scientifique qui vise à « réparer la ville »grâce au design, annoncé comme « écologie urbaine » par le Bauhaus. Ici le parc du bicentenaire d’Ecatepec, dans l’État de Mexico. ©Rafael Gamo.

Amelia Tavella (France) revendique une architecture « émotionnelle, sensuelle et organique ». L’architecte travaille aux côtés de spécialistes multidisciplinaires – artistes, historiens, anthropologues, sociologues, réalisateurs, écrivains ou poètes – sur ce qu’elle appelle « les peaux de l’existant ». ©Jelena Barraud.

Pour le jury, « ses bâtiments, réversibles et respectueux posent les fondations sur lesquelles de futures visions pourront s’élever ». À travers son approche comme « un geste de soin, profondément ancré dans le réel (…) Amelia Tavella incarne avec force la réconciliation entre l’espace et le temps long (héritage et durabilité), ainsi que la beauté de l’architecture de transformation ». Ici, une enveloppe de cuivre restitue la silhouette originelle du couvent Saint-François de Sainte-Lucie-de-Tallano (Corse). ©Thibaut Dini

Fondateur de LAND (Landscape Architecture Nature Development) basée à Milan, Andreas Kipar transforme friches industrielles, sols pollués et territoires abandonnés en nouvelles oasis sociales, écologiques et culturelles. Pour l’architecte, « réhabiliter les paysages est essentiel pour réduire les émissions, renforcer la biodiversité et créer des communautés plus résilientes ». ©Ralph Richter

Le jury souligne notamment « sa capacité à concevoir des « œuvres ouvertes », dans lesquelles communautés humaines et milieux naturels se rencontrent au sein d’une dynamique fondée sur la dignité et le sentiment d’appartenance ». Ici à Milan, la requalification urbaine Rubattino transforme les anciennes halles Maserati en un paysage post-industriel continu renouant avec le contexte naturel. ©Nicola Colella
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