KEM ONE rejoint le SNEP

#Quoi de neuf ? Publié le 3 juin 2021 par L'Echo de la Baie

Deuxième fabricant européen de PVC, dont l’activité industrielle est essentiellement implantée en France, KEM ONE rejoint le Syndicat national de l’extrusion plastique. Un choix qui relève de la volonté de l’entreprise de mieux se saisir des grandes problématiques rencontrées par l’ensemble des acteurs de la filière. Rencontre avec Charley Lière, directeur des ventes et du marketing.

Quelles sont les particularités de Kem One dans son secteur ?

Grâce à notre expertise plus que centenaire dans la fabrication de chlore et de sa transformation par combinaison avec l’éthylène, nous proposons une variété de nombreuses gammes de PVC uniques en Europe. Groupe de tradition française, Kem One réalise 95 % de sa production sur le territoire national, complétée par une usine de fabrication en Espagne. Nous réalisons un chiffre d’affaires de 800 millions d’euros et recensons 1400 collaborateurs. L’entreprise se distingue par son actionnariat familial et son dynamisme, en particulier grâce à une politique d’investissement forte. Ainsi, depuis 2014, nous avons investi 500 millions d’euros dans la modernisation de nos moyens de production. Enfin, nous sommes l’un des rares acteurs européens à disposer d’un service de recherche et développement de premier plan, avec trois laboratoires dédiés à la conception de nouveaux produits.

Que représente l’extrusion dans vos ventes?

L’extrusion constitue près de 50 % de nos ventes. En Europe, nos parts de marché les plus fortes sont réalisées en France, mais aussi en Italie, en Allemagne et en Espagne. De façon plus globale, près de 30 % de nos ventes de PVC sont réalisées hors d’Europe . Cette culture du grand export nous donne la capacité de jouer en quelque sorte le rôle de “vigie” sur les différents usages du PVC partout dans le monde. Ainsi, nous avons décidé de rejoindre le SNEP parce que le positionnement du syndicat, centré sur l’extrusion, nous concerne directement. Mais aussi parce que nous pensons y avoir notre place en tant qu’expert des différents modes de production et usages du PVC au niveau international.

En adhérant au SNEP, quel rôle Kem One souhaite-elle jouer ?

Le SNEP est le lieu idéal pour débattre entre professionnels sur les évolutions et les challenges que doit encore remporter le matériau. Le SNEP informe régulièrement ses membres des évolutions réglementaires. Or, Kem One doit s’assurer que les différents types de PVC proposés sont toujours conformes aux exigences européennes et françaises, qui comptent parmi les plus strictes en matière environnementale. Enfin, parce qu’il est fondamental que nous nous saisissions de toutes les problématiques d’hygiène, de sécurité, de santé liées au PVC, Patrick Morel, notre directeur de la Recherche et Développement, prend activement part aux groupes techniques du SNEP. Il échange ainsi avec d’autres experts de la filière sur les aspects réglementaires et techniques du PVC. La qualité des échanges au sein du SNEP nous a séduits dès la première intervention.

De son côté, Kem One propose au SNEP son expertise, en particulier sur les PVC surchlorés. Ce PVC enrichi en chlore, que nous fabriquons en région lyonnaise, présente la particularité d’être plus résistant aux contraintes thermiques et chimiques. C’est la raison pour laquelle des pays comme les Etats-Unis et l’Inde ont majoritairement recours à ce type de produit. Or, ce dernier est très peu connu au niveau européen. Nous souhaitons donc favoriser la connaissance de ce produit et proposer aux clients français des solutions extrêmement performantes, fabriquées chez eux. Cette méconnaissance, nous la retrouvons également chez les professionnels du bâtiment. D’où l’intérêt de campagnes de communication, comme celle menée actuellement par le SNEP, avec sa signature “Je suis archi PVC”. J’ai en effet déjà remarqué que les prescripteurs, comme les architectes, connaissaient mal ce matériau, voire pouvaient être victimes de préjugés à son encontre. Il est important que la filiale française se mobilise pour faire valoir les avantages du PVC au regard d’autres matériaux. C’est la raison pour laquelle l’ensemble de mon équipe commerciale et moi-même relayons activement cette campagne.

Sur quels axes travaille Kem One actuellement ?

A l’instar du SNEP, l’optimisation du recyclage du PVC s’inscrit au cœur de notre action. En tant qu’expert, nous souhaitons valoriser le matériau recyclé pour créer d’autres applications. Ainsi, notre recherche et développement a noué des partenariats avec plusieurs start-up. Citons, par exemple, Polyloop, avec qui nous développons de nouvelles solutions de recyclage du PVC. Mais aussi le projet Revien, mis en œuvre avec deux clients et le Laboratoire d’ingénierie des matériaux polymères de Villeurbanne. Nous avons associé nos compétences pour créer certains types de matériaux PVC intégrant de la matière recyclée.
Nous cherchons également à valoriser la fabrication du PVC français. Quand vous achetez du PVC dont le matériau de base, la résine, est fabriqué en France, vous soutenez une production durable, plus vertueuse, à base d’énergie fortement décarbonée : le taux de CO2 émis par tonne de PVC produit est deux fois inférieur à celui fabriqué en Allemagne ou aux Etats-Unis et dix fois inférieur à celui “Made in China”… Les professionnels de la filière doivent valoriser cette démarche, comme un moyen d’atteindre leurs propres objectifs RSE et ceux de leurs clients finaux. Nous allons prochainement développer la communication sur ce sujet car nos clients n’ont pas cette information qui, pourtant, boosterait la production française tout en réduisant son impact environnemental. Encore un sujet sur lequel nous aurons l’occasion de débattre avec le SNEP !

www.snep.org


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