Jean-Luc Marchand passe le flambeau à Sandra Bertin

#Quoi de neuf ? Publié le 24 juin 2019

Le 21 juin dernier à l’occasion de l’assemblée générale annuelle du SNFA, Jean-Luc Marchand a officiellement transmis le flambeau de la direction générale à Sandra Bertin. Quelques jours plus tôt, L’Echo de la Baie recueillait leurs impressions d’avant passation…

Jean-Luc Marchand, lorsque vous prenez la direction générale du SNFA en octobre 2001, le syndicat mais aussi la filière et le marché de la menuiserie aluminium sont bien différents d’aujourd’hui. Quelle est alors votre mission ?

Jean-Luc Marchand : À l’époque, la profession émergeait d’une période de crise économique qui avait été très difficile, notamment pour les façadiers, et la part de marché de la menuiserie aluminium était très faible dans le résidentiel, quasiment inexistante en rénovation.
En termes de représentation, la profession était divisée entre les façadiers d’un côté, les gammistes de l’autre. L’une des premières missions que m’a confiée le président du SNFA d’alors, André Liébot, a été de rassembler, puis, très vite, d’associer d’autres acteurs en créant une cohésion permettant de mieux porter et défendre les grands enjeux collectifs qui se présentaient. Parmi ceux-ci, celui de la performance énergétique dans le cadre de l’élaboration des réglementations thermiques – le critère de l’isolation dominait, il s’agissait d’amener à la prise en compte des apports lumineux, ce que nous avons finalement obtenu dans la RT 2012 –, mais aussi celui de la communication grand-public, au-delà de la communication institutionnelle qui avait prévalu jusqu’alors.

Quels sont vos plus grands motifs de satisfaction ?

Jean-Luc Marchand : Dès le début, André Liébot avait en tête l’importance de fédérer l’ensemble des organisations autour d’une voix commune. De fait, le syndicat a élargi sa représentativité, avec l’apport des fabricants industriels, des garde-corps, des vérandas, des pergolas, le développement de la section Associés et Consultants.
Non seulement le syndicat est le lieu d’une position de consensus – nous avons toujours été capables de parler d’une seule voix et ce, dans une atmosphère de convivialité – mais nous avons aussi développé la cohésion de la filière au sein de la FFB et de son Pôle Fenêtre.
Le SNFA est un syndicat aujourd’hui connu et reconnu dans son écosystème à travers son travail technique – normalisation, réglementation, règles de l’art, démarche qualité avec notamment la création des deux labels Fenêtrealu et Façadealu ; nous sommes l’un des acteurs collectifs de référence de ces métiers en France et en Europe. Autre motif de satisfaction et non des moindres : la croissance de la part de marché de la fenêtre aluminium ! Chaque catégorie d’acteur en a recueilli les fruits.

… des regrets ?

Jean-Luc Marchand : Les façadiers restent soumis à des pressions insupportables ; nous n’avons pas su mettre en place les conditions pour éviter la fragilité de ces entreprises.
Par ailleurs, la victoire à la Pyrrhus au sujet du CITE montre qu’on est encore obligé de discuter du fond – la validité de la fenêtre dans la performance énergétique – au lieu de se concentrer sur l’ingénierie financière. De plus, contrairement à ce qui avait été annoncé, aucune concertation n’est engagée, avec le risque de se réveiller tardivement sur des prises de décisions difficiles à trancher…
Cela fait partie des difficultés dont hérite Sandra Bertin. Son expérience du bâtiment comme du marketing, sa dynamique relationnelle et ses qualités personnelles nous ont convaincus qu’elle était à même de gérer la diversité des situations et de garder la ligne au sein d’un écosystème multiple.

Sandra Bertin, en quelques mots, quel parcours vous a mené jusqu’au SNFA ?

Sandra Bertin : D’une certaine manière, je reviens à mes premières amours, qui étaient dans la menuiserie puisque j’ai commencé ma carrière en tant que chef produit chez Franciaflex… même s’il s’agissait à l’époque de fenêtre PVC ! (rires). Après quatre ans, j’ai été recrutée pour développer la prescription d’un spécialiste des produits de façade aluminium et composites avant de bifurquer vers l’industrie de l’isolation thermique, toujours dans le bâtiment, à des postes de marketing stratégique, d’animation de réseaux de poseurs et de formation.

Que pouvez-vous nous dire de votre feuille de route ?

S. B. : Je saisis le relais tendu par Jean-Luc Marchand sur des sujets très importants pour la filière, avec pour intention de continuer à les défendre aussi fortement. Il s’agit de consolider les actions en cours mais aussi de préparer nos adhérents à s’inscrire dans les futures conditions de marchés et, notamment, la RE 2020. Il est aussi important de continuer à créer de bonnes conditions de collaboration avec nos partenaires extérieurs dans la perspective de préparer l’avenir. J’ai une vision collaborative et me suis engagée à travailler dans ce sens, pour et avec le collectif, notamment sur la sécurisation de sujets comme le CITE, le développement de la formation, ou encore l’animation de la partie conviviale, essentielle pour maintenir la cohésion, dans la défense des intérêts de tous les adhérents.


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