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16/12/2013

LE SNEP MISE SUR LA SYNERGIE ET LA TRANSVERSALITÉ POUR AVANCER

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PVC

La filière PVC est en ordre de bataille pour continuer à aller de l'avant malgré la conjoncture morose. Le SNEP se développe, ouvrant ses portes à 5 nouveaux membres (en 2013 et 2014), dans la section matériaux/compound ou professions associées. Objectif, faire face toujours plus efficacement aux défi s à relever : « Les enjeux deviennent de plus en plus transversaux. Qu'est-ce qu'une fenêtre sans quincaillerie, sans plaxage, sans solution de recyclage, s'interroge Yann de Bénazé, Président de la Section Gammistes du SNEP, Président de Profine France et Manager de la Sales Area Europe du Sud.
Le Syndicat National de l'Extrusion Plastique accueille ainsi SITA et Paprec aux côtés de Veka Recyclage, pour travailler en synergie et mettre au coeur des échanges l'importance croissante du recyclage. L'objectif est d'améliorer la collecte et l'exploitation non seulement des chutes de production mais aussi des anciennes menuiseries PVC déposées et de valoriser la matière recyclée dans de nouveaux profils à la performance reconnue via certification NF et DTA. Pour le SNEP qui a initié la 1ère démarche de recyclage du PVC, le travail en commun renforce la puissance d'action, permettant en particulier d'augmenter rapidement le nombre de points de collecte et de donner à cette démarche une lisibilité essentielle vis-à-vis des Pouvoirs Publics. Autre nouveau venu attendu, Peter Greven, fournisseur de matières complémentaires entrant dans la composition du compound (additifs, agents antichocs...). Comme on l'a vu avec l'élimination du plomb et du cadmium et leur remplacement par le calcium/zinc, la formulation de la matière première doit pouvoir évoluer et s'améliorer avec les progrès au niveau des matériaux et des additifs. Compte tenu des obligations imposées par Reach, l'arrivée au syndicat d'adhérents issus du monde de la chimie ne peut qu'être un atout pour élaborer de nouvelles solutions et promouvoir le PVC en tant que matériau d'avenir. « Échanger et travailler en amont sur des problématiques comme le feu, ouvrir le champ des discussions aux nanotechnologies et aux bioplastiques par exemple, permet au SNEP d'élargir le dialogue de manière transversale, là encore ».

Innovation, performance, Compétitivité
Le Syndicat ouvre aussi la porte aux fabricants de films de plaxage. Renolit y a adhéré cette année, Hornschuch le rejoint au 1er janvier. Ces sociétés fournissent presque la totalité de l'offre en la matière. Leur arrivée offre des opportunités supplémentaires pour développer le PVC couleur et travailler plus efficacement encore sur l'obtention des DTA et une certification accélérée des profilés plaxés. La définition de référentiels techniques qui ne soient plus exclusivement liés au test de vieillissement naturel à Bandol durant 18 mois ou 2 ans (2 étés), est importante : l'adoption d'un process de qualification plus rapide doit permettre de s'adapter à l'émergence concrète dans l'univers de la menuiserie de tendances issues de la décoration intérieure. Elles touchent désormais les fenêtres, en termes de couleur comme d'aspect de surface -lissé, structuré, métallisé-, impulsant un nouveau rythme d'évolution : « En France, on adopte de nouvelles couleurs, ça bouge ! L'engouement pour telle ou telle finition n'a plus la longévité dont a bénéficié le Golden Oak... » Le travail en commun des gammistes et des fabricants de films ne peut que conforter l'action menée par la Commission Technique du SNEP sur ce registre de la couleur.

Ainsi renforcé dans ses compétences, le syndicat peut toujours mieux oeuvrer à améliorer la pertinence et les spécificités de l'offre française, préserver son avance sur le marché, et défendre le savoir faire national. La certification de l'ensemble des productions, la rigoureuse définition de la qualité, des techniques de renforcement, d'assemblage, de contrôle et d'évaluation des classements d'étanchéité (couramment A4 V4 et non plus A2 V2) placent la fenêtre PVC française nettement au-dessus des critères du marquage CE. Le travail mené par le SNEP, l'UFME et le CSTB permet d'atteindre un niveau d'exigence et de performance qui distingue la production française : au-delà des fameux critères ou géométries spécifiques à la France, comme les dormants larges, les dormants Rénovation ou la poignée centrée, elle affiche en sus le meilleur ratio performance/compétitivité, constate Yann de Bénazé. Cette démarche, qui se prolonge sur le registre de la pose, tire l'offre vers le haut : c'est bien la mission d'une structure comme le SNEP. Et pour concilier innovation, performance et compétitivité, objectif central de sa stratégie, quoi de plus efficace que la réunion des bons acteurs autour de la table, l'échange et le travail en commun entre les fournisseurs sur les matières ou les fenêtres du futur ? Le syndicat y gagne en légitimité dans ses discussions constructives avec les ministères ou les organismes tels que le CSTB, dans une optique réaliste : il est essentiel de définir des critères d'exigence élevés pour tirer la production vers le haut, mais un système trop lourd et trop peu réactif peut au contraire constituer un frein à cette évolution.

L'innovation sur le registre de la performance et des enjeux environnementaux semble marquer le pas, si l'on compare par exemple les nouveautés proposées sur Batimat 2013 à celles de la session 2011. Effet de la conjoncture, peut-être, qui limite les investissements dédiés à la recherche. Il est d'autant plus essentiel qu'un syndicat professionnel comme le SNEP affirme sa volonté de poursuivre une démarche volontariste dans ce sens et s'en donne les moyens, conclut le Président de sa section Gammistes.

Sophie Dumoulin

Rendez-vous sur www.snep.org et www.decouvrirlepvc.com.

 
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